Arrivée en deuxième position au premier tour des élections municipales à Castanet, la liste « Castanet en Action », conduite par Pascal Chicot, entend capitaliser sur sa dynamique pour le second tour. Avec 28,12 % des suffrages, elle devance la liste sortante « Castanet en commun » (27,77 %), menée par Gwenola Klopp-Tosser, mais reste derrière la liste « Unis pour Castanet » de Jordan Puissant.
Un résultat que le candidat accueille avec satisfaction, compte tenu du contexte de campagne. « Oui, très satisfait. Une partie des Castanéens ont bien compris notre position et le message que nous avons voulu transmettre », souligne-t-il. Lancée tardivement, sa liste a su trouver un écho auprès d’une partie de l’électorat, notamment autour d’un axe central : l’écoute des habitants.
Une campagne axée sur la proximité
Pour Pascal Chicot, ce score repose avant tout sur la crédibilité du projet et sur une attente forte exprimée sur le terrain. « Les Castanéens se sont sentis peu écoutés. C’était le premier point, l’axe principal de notre programme : nous allons vous écouter et vous allez avoir un maire présent avec vous », insiste-t-il.
Le candidat évoque également une perception partagée durant la campagne, notamment lors des mois de porte-à-porte : un décalage entre une partie de la population et l’équipe sortante. « Une équipe aux manettes aurait dû finir bien au-dessus. Cela montre qu’il y a quelque chose qui n’a pas été compris dans le ressenti des habitants », analyse-t-il.
Une union de la gauche pour le second tour
Dans un contexte de dispersion initiale des forces de gauche — le PS, le PCF, le MRC et Génération.s s’étant désolidarisés de la liste « Castanet en commun » — le second tour se prépare désormais sous le signe du rassemblement.
Les deux listes de gauche ont en effet décidé de fusionner. « L’objectif est de faire gagner la gauche à Castanet pour que la ville reste dans un esprit d’humanisme, de développement culturel, de solidarité et d’écoute des citoyens », affirme Pascal Chicot.
Concrètement, la nouvelle liste comptera 35 noms, dont 17 issus de « Castanet en commun » et 18 de « Castanet en Action ». Parmi les 25 élus potentiels, la répartition prévoit 15 représentants de la liste Chicot et 10 de l’équipe sortante. Une organisation qui garantit, selon lui, « une majorité confortable » pour porter les orientations défendues pendant la campagne.
Une ligne politique assumée
Pascal Chicot revendique un positionnement clair, notamment vis-à-vis de La France insoumise. Dès le premier tour, sa liste avait fait le choix de ne pas intégrer de colistiers encartés à LFI, une ligne maintenue lors des négociations. « Ce n’est nullement en lien avec les personnes, mais avec l’image du mouvement au niveau national, qui n’est pas acceptable pour nous », explique-t-il.
Il tient toutefois à saluer l’engagement local des militants concernés, qu’il juge « tout à fait compatibles avec la population castanéenne ».
Capitaliser sur le bilan et corriger les manques
Pour la fin de campagne, la stratégie est claire : valoriser les réalisations du mandat tout en reconnaissant les insuffisances. « Il y a beaucoup de choses positives qui ont été faites à Castanet : le centre social, le Castagora, le travail avec les associations. Tout cela va être conservé et remis en avant », détaille le candidat.
Dans le même temps, il insiste sur la nécessité de corriger certains points. « Un mea culpa a été fait sur ce qui n’a pas fonctionné. Nous allons aussi corriger ces choses », assure-t-il.
Une vision pour l’avenir de Castanet
Au-delà de l’échéance électorale, Pascal Chicot dessine les contours d’un projet centré sur la qualité de vie et la cohésion locale. « L’objectif, c’est que tous les Castanéens se retrouvent, que l’on puisse vivre ensemble avec une dynamique commune », affirme-t-il.
Refusant une urbanisation trop rapide, il met en garde : « Nous ne voulons pas que Castanet devienne une ville dortoir, ni une ville à 20 000 habitants à court terme. »
À quelques jours du second tour, la campagne s’intensifie donc autour d’un enjeu central : convaincre que l’union nouvellement formée peut incarner une alternative crédible face à la liste arrivée en tête au premier tour.