Respublica Vox

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Entretien et reportages politiques locale

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Ce magazine est entièrement consacré à la vie politique et sociale du Sud Est toulousain. Des reportages et des interviews vous permettent de comprendre les enjeux politiques locaux. C'est l'espace où les élus mais aussi les citoyens peuvent prendre la parole et faire vivre le débat démocratique.

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Réaction de Pascal Chicot à son élection à la mairie de Castanet-Tolosan

Une quarantaine de voix ont manqué à Jordan Puissant pour transformer l’essai. Le jeune candidat s’est incliné (49,68 %) face à Pascal Chicot (50,33 %), représentant d’une majorité sortante recomposée.

Arrivé en tête au premier tour avec 44 %, Jordan Puissant n’a pas su résister à la remontée de la liste Castanet en action, menée par Pascal Chicot, conseiller municipal PS de Castanet-Tolosan. Ce dernier a bénéficié d’une dynamique de second tour déterminante, portée par la fusion avec Castanet en commun.

Le report de voix de la liste Europe Écologie–LFI, arrivée en troisième position au premier tour, a joué un rôle clé. Celle-ci avait fait le choix de s’unir à la liste conduite par Pascal Chicot, légèrement devant au soir du premier tour.

Malgré cette victoire, l’écart extrêmement réduit traduit un avertissement politique : une part importante des électeurs exprime un mécontentement, fragilisant la légitimité de la majorité sortante reconduite de justesse.

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Réaction de Sylvie Brot à son élection à la mairie de ramonville

C’est un véritable séisme politique à Ramonville-Saint-Agne. Longtemps ancrée à gauche, la commune de la métropole toulousaine bascule à l’issue du second tour des élections municipales, dimanche 22 mars 2026. Sylvie Brot, candidate divers centre, a été élue maire avec 53,39 % des voix, devançant le maire sortant Christophe Lubac, en poste depuis 2008, qui recueille 46,61 %.

Un renversement de situation majeur dans une ville historiquement acquise à la gauche, où les divisions et les recompositions politiques auront finalement rebattu les cartes.

Une dynamique installée dès le premier tour
Dès le premier tour, Sylvie Brot avait pris une longueur d’avance avec 44,73 % des suffrages, loin devant Christophe Lubac (35,03 %). Derrière eux, la fragmentation du paysage politique à gauche s’est confirmée avec la liste écologiste de Jürgen Knödlseder (17,11 %) et celle de Lutte Ouvrière menée par Pascal Derrez (3,15 %).

Malgre le retrait de la liste Ramonville écologie christophe Lubac n’a pas su convaincre les électeurs de lui accorder un quatrième mandat. La candidate centriste a elle su capitaliser sur son avance et rassembler au second tour.

Une campagne axée sur l’indépendance et le local
Sylvie Brot a construit sa campagne sur une ligne claire : l’indépendance vis-à-vis des partis et un recentrage sur les enjeux municipaux. Sa liste, composée de profils variés issus de différents horizons, revendiquait une approche pragmatique et transpartisane.

Parmi ses priorités : la santé, avec la création d’une maison de santé pluriprofessionnelle, la modernisation des services publics ou encore la mobilité et la vie associative.

Face à elle, Christophe Lubac défendait son bilan et une union de la gauche élargie, notamment avec La France Insoumise, un choix qui a suscité des critiques durant la campagne et nourri le débat local.

Malgré le soutien de figures nationales et locales comme Benoît Hamon, fondateur de Générations.s, et Sébastien Vincini, président du conseil départemental de la Haute-Garonne, la dynamique n’a pas suffi à inverser la tendance.

La fin d’un bastion de gauche
Cette défaite marque un tournant pour Ramonville-Saint-Agne, commune historiquement orientée à gauche depuis plusieurs décennies. Après 18 ans de mandat, Christophe Lubac va quitter la mairie avec un goût amère, celle de la division et des reproches. Durant la campagne comme à l’issue du scrutin, les critiques ont été particulièrement sévères du côté de Ramonville Écologie, l’autre liste de gauche qui avait decidé de se retirer. Ses membres ont dénoncé un maire sortant enfermé depuis des années dans une forme de tour d’ivoire, coupé d’une partie des réalités locales.

Une nouvelle ère politique
Avec cette victoire, Sylvie Brot ouvre une nouvelle page politique pour Ramonville. Reste désormais à transformer l’essai et à concrétiser les engagements pris durant la campagne, dans une ville où les attentes sont fortes et le paysage politique profondément recomposé.

Une chose est sûre : ce scrutin restera comme l’un des plus marquants de l’histoire politique récente de la commune.

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Municipales à Castanet : Pascal Chicot mise sur l’union à gauche pour le second tour

Arrivée en deuxième position au premier tour des élections municipales à Castanet, la liste « Castanet en Action », conduite par Pascal Chicot, entend capitaliser sur sa dynamique pour le second tour. Avec 28,12 % des suffrages, elle devance la liste sortante « Castanet en commun » (27,77 %), menée par Gwenola Klopp-Tosser, mais reste derrière la liste « Unis pour Castanet » de Jordan Puissant.

Un résultat que le candidat accueille avec satisfaction, compte tenu du contexte de campagne. « Oui, très satisfait. Une partie des Castanéens ont bien compris notre position et le message que nous avons voulu transmettre », souligne-t-il. Lancée tardivement, sa liste a su trouver un écho auprès d’une partie de l’électorat, notamment autour d’un axe central : l’écoute des habitants.

Une campagne axée sur la proximité

Pour Pascal Chicot, ce score repose avant tout sur la crédibilité du projet et sur une attente forte exprimée sur le terrain. « Les Castanéens se sont sentis peu écoutés. C’était le premier point, l’axe principal de notre programme : nous allons vous écouter et vous allez avoir un maire présent avec vous », insiste-t-il.

Le candidat évoque également une perception partagée durant la campagne, notamment lors des mois de porte-à-porte : un décalage entre une partie de la population et l’équipe sortante. « Une équipe aux manettes aurait dû finir bien au-dessus. Cela montre qu’il y a quelque chose qui n’a pas été compris dans le ressenti des habitants », analyse-t-il.

Une union de la gauche pour le second tour

Dans un contexte de dispersion initiale des forces de gauche — le PS, le PCF, le MRC et Génération.s s’étant désolidarisés de la liste « Castanet en commun » — le second tour se prépare désormais sous le signe du rassemblement.

Les deux listes de gauche ont en effet décidé de fusionner. « L’objectif est de faire gagner la gauche à Castanet pour que la ville reste dans un esprit d’humanisme, de développement culturel, de solidarité et d’écoute des citoyens », affirme Pascal Chicot.

Concrètement, la nouvelle liste comptera 35 noms, dont 17 issus de « Castanet en commun » et 18 de « Castanet en Action ». Parmi les 25 élus potentiels, la répartition prévoit 15 représentants de la liste Chicot et 10 de l’équipe sortante. Une organisation qui garantit, selon lui, « une majorité confortable » pour porter les orientations défendues pendant la campagne.

Une ligne politique assumée

Pascal Chicot revendique un positionnement clair, notamment vis-à-vis de La France insoumise. Dès le premier tour, sa liste avait fait le choix de ne pas intégrer de colistiers encartés à LFI, une ligne maintenue lors des négociations. « Ce n’est nullement en lien avec les personnes, mais avec l’image du mouvement au niveau national, qui n’est pas acceptable pour nous », explique-t-il.

Il tient toutefois à saluer l’engagement local des militants concernés, qu’il juge « tout à fait compatibles avec la population castanéenne ».

Capitaliser sur le bilan et corriger les manques

Pour la fin de campagne, la stratégie est claire : valoriser les réalisations du mandat tout en reconnaissant les insuffisances. « Il y a beaucoup de choses positives qui ont été faites à Castanet : le centre social, le Castagora, le travail avec les associations. Tout cela va être conservé et remis en avant », détaille le candidat.

Dans le même temps, il insiste sur la nécessité de corriger certains points. « Un mea culpa a été fait sur ce qui n’a pas fonctionné. Nous allons aussi corriger ces choses », assure-t-il.

Une vision pour l’avenir de Castanet

Au-delà de l’échéance électorale, Pascal Chicot dessine les contours d’un projet centré sur la qualité de vie et la cohésion locale. « L’objectif, c’est que tous les Castanéens se retrouvent, que l’on puisse vivre ensemble avec une dynamique commune », affirme-t-il.

Refusant une urbanisation trop rapide, il met en garde : « Nous ne voulons pas que Castanet devienne une ville dortoir, ni une ville à 20 000 habitants à court terme. »

À quelques jours du second tour, la campagne s’intensifie donc autour d’un enjeu central : convaincre que l’union nouvellement formée peut incarner une alternative crédible face à la liste arrivée en tête au premier tour.

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Municipales à Castanet-Tolosan : Jordan Puissant en tête au premier tour avec 44,11 % des voix. sa réaction

À Castanet-Tolosan, le premier tour des élections municipales place Jordan Puissant largement en tête avec 44,11 % des suffrages exprimés. Il devance Pascal Chicot (28,12 %) et Gwenola KLOPP-TOSSER (27,77 %), deux listes issues de la majorité municipale sortante.

Un résultat qui satisfait le candidat arrivé en tête, après plusieurs mois de campagne sur le terrain. « On est extrêmement satisfait. C’est un excellent résultat qui récompense une campagne très active menée depuis de nombreux mois », explique-t-il.

Selon Jordan Puissant, ce score reflète une attente de changement exprimée par les habitants lors des rencontres sur les marchés ou en porte-à-porte. Il estime que plusieurs thèmes du quotidien ont fortement pesé dans le vote, notamment la propreté de la ville, la sécurité ou encore la fiscalité locale.

« On a travaillé sur des sujets importants pour les Castanéens : salubrité, sécurité, éclairage public et circulation. Ce sont des préoccupations concrètes sur lesquelles nous avons fait des propositions », souligne-t-il.

Le candidat met également en avant la composition de sa liste, mêlant des figures déjà connues localement et de nouveaux profils.

Des alliances possibles chez ses adversaires
Le second tour pourrait toutefois se jouer dans un contexte particulier. Les listes de Pascal Chicot et de Gwenola KLOPP-TOSSER, toutes deux issues de la majorité sortante, totalisent ensemble près de 56 % des voix et pourraient envisager un rapprochement ou un désistement de l’une au profit de l’autre.

Jordan Puissant se montre critique face à cette éventualité, qu’il juge incohérente au regard des oppositions affichées pendant la campagne. « Pendant toute la campagne, ils ont expliqué qu’ils n’étaient pas d’accord entre eux. Aujourd’hui, vouloir s’allier après le premier tour, c’est un discours incohérent et difficile à comprendre pour les électeurs », estime-t-il en soulignant que la présence de la LFI devrait poser un problème moral au PS.

Pour le candidat de Castanet Unis la campagne se poursuit avec un objectif clair : convaincre les électeurs qui ne se sont pas déplacés lors du premier scrutin.

« Nous allons surtout faire du porte-à-porte, notamment dans les bureaux où l’abstention a été la plus forte, pour expliquer notre projet et encourager les habitants à aller voter », nous précise-t-il.

Un scrutin encore ouvert
Si le candidat arrivé en tête aborde le second tour en position favorable, l’issue du scrutin reste incertaine. La participation et d’éventuelles alliances entre les deux listes de gauche pourraient peser dans le résultat final et déterminer la future majorité municipale de Castanet-Tolosan.

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Christophe Lubac : 18 ans à la tête de Ramonville, programme et projets détaillés

Description / post :
Dans cette interview exclusive, Christophe Lubac, maire sortant de Ramonville et candidat à sa succession, revient sur ses 18 années de mandat et détaille son programme pour les prochaines municipales.

Au programme :

Son expérience et sa vision pour la jeunesse et le renouvellement de l’équipe municipale

L’alliance avec l’ensemble de la gauche et les valeurs défendues

Santé : maisons de santé, santé environnementale et « ordonnance verte »

Écologie populaire, végétalisation et alimentation durable

Urbanisme, logement social, colocation intergénérationnelle et cœur de ville

Inclusion, handicap, sécurité et participation citoyenne

Une interview complète pour comprendre les enjeux locaux, les projets concrets et la vision politique de Ramonville pour les années à venir.

🎥 N’hésitez pas à regarder, liker et partager pour suivre les élections municipales à Ramonville !