Respublica Vox

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Entretien et reportages politiques locale

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Ce magazine est entièrement consacré à la vie politique et sociale du Sud Est toulousain. Des reportages et des interviews vous permettent de comprendre les enjeux politiques locaux. C'est l'espace où les élus mais aussi les citoyens peuvent prendre la parole et faire vivre le débat démocratique.

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Municipales à Ramonville : indépendance, santé, mobilité, culture au cœur de la campagne de Sylvie Brot

À l’approche des municipales de mars 2026, Sylvie Brot, candidate à la mairie de Ramonville et tête de liste de Ramonville et vous, présente son programme centré sur la proximité, l’indépendance et l’action concrète.

Dans cet épisode, découvrez ses priorités pour la ville :

Santé : création d’une maison de santé pluriprofessionnelle pour stopper la pénurie de médecins.

Seniors et mobilité : une navette municipale dédiée pour faciliter les déplacements intra-communaux.

Services publics : ouverture de la mairie le samedi, guichet pour cartes d’identité et passeports, modernisation des outils numériques.

Urbanisme et cadre de vie : préservation de l’identité des quartiers et adaptation à la transition écologique.

Sport, culture et associations : investissements dans les infrastructures, soutien aux bénévoles et diversification des activités culturelles.

Sylvie Brot explique également sa vision de la politique municipale : rassembler, apaiser et protéger la ville, sans être prisonnière des tensions nationales ou partisanes.

👉 Abonnez-vous pour suivre les débats et découvrir les programmes des candidats à Ramonville.

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Municipales 2026 à Castanet-Tolosan : Avec Castanet en Action Pascal Chicot et Catherine Labroue défendent une gauche « de proximité » qui s'assume

🎙️ Respublica Vox – Municipales 2026 à Castanet-Tolosan

Dans cet épisode, nous recevons Pascal Chicot, tête de liste Castanet en Action, et Catherine Labroue, adjointe sortante à la culture. Leur candidature acte une division au sein de la majorité municipale 2020-2026 et rebat les cartes à gauche à un an du scrutin.

Au micro de Respublica Vox, ils reviennent sur l’échec des discussions d’union, leur positionnement vis-à-vis des autres forces de gauche, ainsi que sur les polémiques nationales qui traversent le débat local. Ils détaillent également leurs priorités pour le prochain mandat : démocratie participative repensée, sécurité et salubrité publique, fiscalité locale, urbanisme « apaisé », transition écologique, place du vélo, culture, sport et soutien au tissu associatif.

Une interview pour comprendre les équilibres politiques en recomposition à Castanet-Tolosan et les enjeux d’un scrutin qui s’annonce ouvert.

🎧 Écoutez l’épisode dès maintenant sur notre site et sur les plateformes de podcast.

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Municipales 2026 à Castanet: lycée, baisse de la fiscalité, Ehpad, nouveau parc public, mobilité... Jordan Puissant détaille ses priorités

À l’approche des municipales 2026, Jordan Puissant, tête de liste Unis pour Castanet, affine son projet pour Castanet-Tolosan. Après avoir détaillé ses positions sur la sécurité et la fiscalité, il développe une ligne directrice qu’il résume en un mot : anticipation. Écoles, lycée, urbanisme, seniors, mobilités, démocratie locale… Le candidat entend « préparer la commune aux dix ou quinze prochaines années ».

L’entretien débute par une réaction à l’actualité nationale, marquée par la mort de Quentin, un militant présenté comme proche de la mouvance ultra-droite, agressé lors d’une manifestation politique. L’affaire a suscité une vive émotion. Plusieurs  membres de la « Jeune Garde », milice se revendiquant antifasciste ont été placés en garde à vue, parmi lesquels un collaborateur parlementaire du député Raphaël Arnault, fiché S et élu de La France insoumise.

Sans entrer dans le détail judiciaire, Jordan Puissant condamne fermement les violences. « C’est peinant de voir que des militants qui expriment leurs idées puissent se retrouver à mourir pour ces idées. C’est un mauvais signal envoyé à la démocratie en France. » Il estime que cet événement doit interpeller l’ensemble des responsables politiques : « On devrait tous lutter contre la violence en politique, sans ambiguïté. »

Le candidat élargit ensuite la réflexion aux alliances locales à gauche, dans un contexte où La France insoumise fait régulièrement l’objet de controverses nationales, notamment sur des accusations d’antisémitisme ou de complaisance idéologique avec certaines mouvances islamistes. « En lisant la presse, j’ai vu que l’ancien adjoint, Monsieur Pascal Chicot, évoquait le fait que certains membres insoumis porteraient des idées radicales sur la commune. Lesquelles précisément ? Je le laisse libre de le préciser. »

Pour le candidat, ces éléments alimentent un climat qui appelle à la prudence : « En tout cas, je pense qu’il faut être très vigilant sur ce genre de choses et faire en sorte que le débat politique, le débat démocratique, puisse se faire dans de bonnes conditions. »

Moderniser les écoles, impulser un lycée

Sur le fond, l’éducation constitue l’un des piliers du programme de la liste Unis pour Castanet. La commune compte quatre groupes scolaires, dont certains bâtiments, selon lui, nécessitent davantage qu’un simple rafraîchissement.

Il reconnaît les rénovations énergétiques engagées ces dernières années, mais considère qu’« il faut aller plus loin qu’une amélioration ponctuelle ». Son projet prévoit la rénovation intégrale de deux groupes scolaires dès le premier mandat, en priorité Dolto et Danton.

À Dolto, il évoque « des performances énergétiques encore perfectibles ». À Danton, il pointe des bâtiments préfabriqués anciens « qui ne correspondent plus aux usages modernes ». L’objectif est d’améliorer les conditions d’apprentissage tout en intégrant pleinement les enjeux environnementaux. « On doit offrir aux enfants des équipements dignes et adaptés, tout en maîtrisant nos consommations d’énergie. »

Autre ambition : la création d’un lycée. Le candidat rappelle que la décision appartient à la Région, mais estime que la municipalité doit jouer un rôle moteur. « Le maire ne décide pas, mais il peut impulser. » Selon lui, la croissance du bassin de vie justifie ce projet et les déplacements vers les lycées environnants restent contraignants pour de nombreuses familles.

Pour rendre l’initiative crédible, il se dit prêt à engager la commune dans la réalisation des équipements sportifs nécessaires. « Si la Région veut créer un lycée, elle a besoin d’une commune partenaire. Nous sommes prêts à assumer cette part d’investissement. »

Interrogé sur le risque d’attirer de nouveaux habitants, il tempère : « Les réserves foncières sont limitées. Nous ne prévoyons pas de grandes zones résidentielles supplémentaires. Les terrains disponibles doivent d’abord servir à des équipements publics. »

Anticiper le vieillissement de la population

Autre enjeu identifié : le vieillissement démographique. « La population vieillit partout, Castanet n’y échappera pas », souligne-t-il. Il regrette l’absence d’établissement d’accueil pour personnes âgées dépendantes sur la commune et évoque des places « rares et difficiles à obtenir » dans les villes voisines.

Il plaide donc pour l’implantation d’un EHPAD à Castanet, ainsi que pour le développement d’une maison de santé pluriprofessionnelle. « Nous avons des médecins, mais certaines spécialités affichent des délais d’attente importants. Il faut élargir l’offre. »

Urbanisme : rechercher un nouvel équilibre

Sur la question du logement, Jordan Puissant souhaite rouvrir le débat autour de la règle imposant jusqu’à 85 % de logements sociaux dans certains projets. Il insiste sur le respect de la loi SRU et ne remet pas en cause la nécessité de produire du logement social. « Il faut du social, c’est une obligation légale et une exigence de solidarité. »

Mais il estime que les proportions actuelles peuvent créer des déséquilibres. « Notre responsabilité, c’est d’assurer une vraie mixité dans chaque quartier. » Il évoque également les coûts d’accompagnement pour la collectivité et appelle à définir des « proportions plus adaptées », sans avancer de chiffre précis à ce stade.

Mobilités : préparer l’arrivée du métro

La question des transports constitue un autre axe structurant. L’arrivée du métro à Labège-La Cadène, selon lui, va modifier en profondeur les flux de circulation. « L’arrivée du métro va déporter du trafic vers ce terminus. Or la route est déjà saturée. »

Il défend la mise en place de voies en site propre pour les bus, le développement des mobilités cyclables et la déviation de la RD 813 afin de soulager l’hypercentre. « L’objectif est simple : simplifier la circulation et anticiper, plutôt que subir. »

Il évoque également une réflexion à mener, avec l’État et l’intercommunalité, sur une connexion autoroutière cohérente avec le pôle multimodal. « On ne peut pas laisser la situation se dégrader davantage aux heures de pointe. »

Écologie transversale et nouvelle méthode participative

Face aux critiques sur la place de l’écologie dans son programme, le candidat répond sans détour : « L’écologie n’est pas un slogan chez nous, c’est un principe transversal. » Performance énergétique des bâtiments, urbanisme maîtrisé, mobilités repensées, création d’un nouveau parc public : il défend une approche intégrée.

Sur la démocratie participative, il estime que le dispositif actuel « manque de lisibilité et de visibilité ». Il propose la création d’une instance unique structurée autour du tissu associatif. « Il faut aller vers les habitants, pas attendre qu’ils viennent. » L’idée est de passer d’une participation passive à une démarche proactive.

Fiscalité : une baisse progressive

Enfin, sur la fiscalité, Jordan Puissant confirme son engagement à réduire progressivement la taxe foncière. « Nos investissements sont budgétés et réalisables », assure-t-il, en précisant qu’ils ont été calculés sans dépendre d’hypothétiques subventions.

La baisse se ferait de manière progressive afin de ne pas fragiliser le budget communal. « L’idée n’est pas de déstabiliser le fonctionnement, mais de maîtriser les dépenses pour permettre une diminution corrélative de l’imposition. »

À mesure que la campagne s’intensifie, Jordan Puissant cherche ainsi à installer son image : celle d’un candidat qui veut « anticiper » plutôt que subir, en rééquilibrant développement urbain, équipements publics et gestion financière. Reste désormais à confronter ces orientations aux propositions de ses adversaires dans les semaines à venir.

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Municipales 2026 à Ramonville : Ramonville Écologie détaille six propositions et défend une nouvelle gouvernance

À l’approche des élections municipales et communautaires de mars 2026, le collectif citoyen Ramonville Écologie précise son projet. Après dix mois de travail de terrain, la liste conduite par Karin Pérès-Hoarau et Jürgen Knödlseder met en avant six priorités structurantes. Au cœur du programme : participation citoyenne, transition écologique et justice sociale.

Une gouvernance partagée à la tête de la commune

Première singularité : la présentation d’un binôme pour exercer la fonction de maire. Karin Pérès-Hoarau et Jürgen Knödlseder assureraient successivement la fonction officielle tout en pilotant ensemble la commune pendant six ans.

Un choix qui, selon eux, vise à rompre avec l’hyperpersonnalisation du pouvoir et à renforcer la disponibilité des élus. “Nous voulons sortir d’une logique de pouvoir concentré. Gouverner à deux, c’est aussi garantir plus de présence et plus d’écoute”, résume Jürgen Knödlseder.

Cette volonté d’ouverture irrigue l’ensemble des propositions du collectif.

L’Agora citoyenne, “l’ADN de notre démarche”

Parmi les mesures phares figure la création d’une Agora citoyenne. Pour le binôme, il s’agit d’un outil central de démocratie participative.

“L’Agora citoyenne, pour nous, c’est vraiment l’ADN de notre démarche. L’idée, c’est de construire les politiques publiques avec les habitants et surtout de leur redonner un véritable pouvoir de décision”, explique Jürgen Knödlseder.

L’assemblée serait ouverte à toutes et tous, dès 16 ans, y compris aux résidents non électeurs. “Nous voulons une instance la plus large et inclusive possible”, insiste-t-il.

Concrètement, des groupes de travail thématiques seraient constitués. Ils pourraient formuler des propositions et évaluer l’action municipale. “On ne peut pas tout prévoir. L’Agora aura aussi une force de proposition sur des sujets que nous n’aurions pas anticipés.”

Les recommandations seraient transmises au conseil municipal, qui aurait l’obligation de les examiner et d’y répondre. Les commissions travailleraient également avec les services techniques afin de garantir la faisabilité des projets.

Des cours d’école végétalisées et ouvertes sur le quartier

Autre priorité : la transformation des cours d’école. L’objectif est double : lutter contre les îlots de chaleur et créer de nouveaux espaces de vie.

“La végétalisation vise d’abord à rafraîchir les cours d’école. Avec les canicules répétées, certaines classes doivent parfois être suspendues car il fait trop chaud”, souligne Jürgen Knödlseder.

Planter des arbres, installer des zones d’ombre, désimperméabiliser les sols : le projet serait mené en concertation avec élèves, parents et enseignants. “Des parents sont prêts à s’impliquer, mais leurs initiatives ont été freinées jusqu’ici. Nous voulons avancer collectivement.”

Le collectif propose également d’ouvrir ces cours en dehors du temps scolaire. “Ce sont des espaces communaux. Aujourd’hui, lorsqu’il n’y a pas école, ils sont fermés. Nous souhaitons les ouvrir pour en faire des lieux de vie : rencontres de quartier, petits concerts, animations.”

Des exemples existent déjà ailleurs, comme à Colomiers. “Bien sûr, il faudra un suivi pour l’entretien et la prévention des dégradations, mais cela fonctionne très bien ailleurs.”

La Sécurité sociale de l’alimentation, un système basé sur le volontariat

Ramonville Écologie souhaite aussi que la commune adhère à la démarche de Sécurité sociale de l’alimentation.

“Le principe est similaire à celui de la Sécurité sociale pour la santé. Se nourrir sainement est un besoin fondamental”, explique le candidat.

Le dispositif reposerait sur une cotisation volontaire, proportionnelle aux moyens de chacun. “Cette caisse commune permet ensuite d’accéder à une alimentation de qualité.”

La commune mettrait à disposition les infrastructures nécessaires et pourrait compléter l’aide pour les personnes les plus fragiles, en s’appuyant sur les critères sociaux du CCAS.

“Ce n’est pas une hausse d’impôts. C’est basé sur le volontariat”, précise Jürgen Knödlseder, évoquant notamment l’exemple de la Caisse alimentaire de Toulouse lancée en 2023.

Adapter la ville au changement climatique

Face au réchauffement climatique, le collectif propose d’intégrer systématiquement l’adaptation climatique dans chaque projet d’aménagement.

“Il suffit de se promener en ville lors des fortes chaleurs : il y a peu d’ombre, beaucoup de béton. Cela crée des îlots de chaleur”, observe Jürgen Knödlseder.

L’imperméabilisation des sols aggrave également les risques d’inondation. “Nous voulons désartificialiser certains sols, planter des arbres, créer des axes ombragés et lutter activement contre ces phénomènes. Il y a beaucoup à faire.”

Pour la liste écologiste, il s’agit d’un enjeu de protection des habitants et de résilience à long terme.

Sanctuariser les espaces naturels existants

Enfin, Ramonville Écologie propose de protéger l’ensemble des espaces verts et naturels de la commune.

“Ramonville dispose déjà de peu d’espaces naturels. Ceux qui restent sont essentiels pour la santé, le cadre de vie et la biodiversité”, affirme Jürgen Knödlseder.

Le collectif cite notamment une zone boisée près de la ferme des cinquantes, utilisée par les écoles dans le cadre de l’“école dehors”. Un projet d’aménagement lié à l’extension du Parc du Canal prévoit un rond-point et un parking sur cette zone.

“Nous pensons qu’on peut développer l’activité économique sans bétonner ces espaces précieux.”

Selon lui, l’arrivée du métro justifie une urbanisation autour de la station, mais “rien n’oblige à étendre autant l’emprise. On pouvait concentrer le projet sur une surface plus réduite et préserver cette zone naturelle.”

Un projet qui mise sur la participation et l’écologie locale

À travers ces six propositions, Ramonville Écologie assume un positionnement clair : renforcer la démocratie locale, accélérer la transition écologique et préserver le cadre de vie.

“Nous voulons décider avec les habitants, pas à leur place”, résume Jürgen Knödlseder.

Les électeurs auront à trancher en mars 2026.

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Municipales 2026 à Castanet: Le collectif Castanet en Commun assume ses choix. Interview de Gwénola Klopp-Tosser et Xavier Normand

Dans Respublica Vox, nous recevons Xavier Normand, maire sortant de Castanet-Tolosan, et Gwénola Klopp-Tosser, première adjointe et tête de liste du collectif Castanet en Commun, dans le cadre de la campagne des élections municipales de 2026.

Gouvernance du collectif, départ du Parti socialiste, place des sensibilités politiques, bilan du mandat, démocratie participative, fiscalité, vie associative, mobilités et cadre de vie : les deux élus répondent aux critiques et exposent leurs priorités pour la suite. Une interview approfondie au cœur des enjeux politiques et locaux d’une commune en pleine évolution.