À Castanet-Tolosan, le premier tour des élections municipales place Jordan Puissant largement en tête avec 44,11 % des suffrages exprimés. Il devance Pascal Chicot (28,12 %) et Gwenola KLOPP-TOSSER (27,77 %), deux listes issues de la majorité municipale sortante.

Un résultat qui satisfait le candidat arrivé en tête, après plusieurs mois de campagne sur le terrain. « On est extrêmement satisfait. C’est un excellent résultat qui récompense une campagne très active menée depuis de nombreux mois », explique-t-il.

Selon Jordan Puissant, ce score reflète une attente de changement exprimée par les habitants lors des rencontres sur les marchés ou en porte-à-porte. Il estime que plusieurs thèmes du quotidien ont fortement pesé dans le vote, notamment la propreté de la ville, la sécurité ou encore la fiscalité locale.

« On a travaillé sur des sujets importants pour les Castanéens : salubrité, sécurité, éclairage public et circulation. Ce sont des préoccupations concrètes sur lesquelles nous avons fait des propositions », souligne-t-il.

Le candidat met également en avant la composition de sa liste, mêlant des figures déjà connues localement et de nouveaux profils.

Des alliances possibles chez ses adversaires
Le second tour pourrait toutefois se jouer dans un contexte particulier. Les listes de Pascal Chicot et de Gwenola KLOPP-TOSSER, toutes deux issues de la majorité sortante, totalisent ensemble près de 56 % des voix et pourraient envisager un rapprochement ou un désistement de l’une au profit de l’autre.

Jordan Puissant se montre critique face à cette éventualité, qu’il juge incohérente au regard des oppositions affichées pendant la campagne. « Pendant toute la campagne, ils ont expliqué qu’ils n’étaient pas d’accord entre eux. Aujourd’hui, vouloir s’allier après le premier tour, c’est un discours incohérent et difficile à comprendre pour les électeurs », estime-t-il en soulignant que la présence de la LFI devrait poser un problème moral au PS.

Pour le candidat de Castanet Unis la campagne se poursuit avec un objectif clair : convaincre les électeurs qui ne se sont pas déplacés lors du premier scrutin.

« Nous allons surtout faire du porte-à-porte, notamment dans les bureaux où l’abstention a été la plus forte, pour expliquer notre projet et encourager les habitants à aller voter », nous précise-t-il.

Un scrutin encore ouvert
Si le candidat arrivé en tête aborde le second tour en position favorable, l’issue du scrutin reste incertaine. La participation et d’éventuelles alliances entre les deux listes de gauche pourraient peser dans le résultat final et déterminer la future majorité municipale de Castanet-Tolosan.